Quelques mots sur le télétravail...
- Carla T

- 2 avr. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 avr. 2025
Il y a déjà 5 ans, le télétravail s’installait du jour au lendemain par obligation. À cette époque, on disait qu’il allait se démocratiser et devenir une évidence dans le monde d’après… Mais coup de théâtre ! 5 ans plus tard, le sujet fait toujours débat. Ces derniers temps, on peut lire que de nombreuses entreprises font machine arrière, on dit que finalement le télétravail nuit à la productivité des salariés ainsi qu’aux relations...
C’est avec nuance et sans faire de généralité que je dis ça, mais bien souvent, j’ai l’impression que l'on aborde le télétravail comme on pouvait aborder le sujet de l’apprentissage à l’école, une seule vérité, un seul groupe qui doit agir et se comporter de la même façon pour réussir et coexister. Mais pour l’école, on le sait maintenant… Il y a ceux qui ont des facilités, ceux qui se distraient facilement, ceux qui ont des troubles DYS, ou encore ceux qui apprennent mieux en bougeant…
Qu’est-ce qui changerait une fois adulte ? Pourquoi un même groupe devrait obligatoirement travailler de la même façon ? Pourquoi faut-il être pour ou contre le télétravail et pourquoi celui-ci ne peut-il pas être modulable et s’adapter à chacun ?
Personnellement, le télétravail est pour moi une bouffée d’air frais…
2019 : La découverte du télétravail
J’ai découvert les bienfaits du télétravail, avant le covid, quand j’étais encore en alternance, « grâce » aux Gilets Jaunes. À l’époque, je travaillais à la Défense et je vivais à côté de Fontainebleau, j’avais en moyenne 3h de trajet par jour (quand il n’y avait pas de problème… big up à la SNCF et à la RATP), les nombreuses grèves m’ont offert l’opportunité de goûter au télétravail, pour moi c’était une bouffée d’air frais. J’étais beaucoup moins fatiguée, moins stressée et par conséquent plus productive.
Le calcul était simple : Télétravail = Pas de transport = Pas de retard = Moins de stress = Débuter la journée en toute sérénité.
Cet argument s’applique à la perfection pour les transports franciliens qui réservent (quotidiennement) des surprises, mais qui peut s’appliquer également sur les routes très fréquentées impactées par les bouchons matinaux et les petits accidents ponctuels.
Après les nombreuses grèves de 2019, il y a eu le confinement et le télétravail était devenu le quotidien. La conclusion que j’en ai tirée ? Le télétravail oui ! Tous les jours ? Non !
Même si je suis pour le télétravail, je mesure tout de même l’importance du contact humain et des liens que l’on doit avoir avec son équipe et tous les collaborateurs de l’entreprise pour laquelle on travaille.
Pour celles et ceux qui craignent qu’une ou deux journées nuisent dangereusement aux liens sociaux et favorisent l’isolement, je dirai qu’à l’heure où le digital fait partie de notre quotidien, cet argument n’est plus vraiment valable. Dans notre vie privée, nous avons tous une ou des relations à distance que nous parvenons à nourrir et entretenir en utilisant les différents réseaux sociaux disponibles. On sait le faire, Teams c’est juste un whatzapp avec une cravate.
Le télétravail vs les open spaces
La même année où je découvrais le télétravail, on cassait les murs de nos bureaux pour faire un open space… Deux cadres de travail antagonistes. L’open space c’est merveilleux pour la cohésion, nos collègues sont à portée de bureau, on est tous ensemble pour atteindre les mêmes objectifs. On peut facilement accompagner ou se faire accompagner, mais alors qu’en est-il des personnes qui se laissent distraire facilement, celles qui ont besoin de calme pour se concentrer ?
Comme je le précise plus haut, chaque profil est différent, chaque individu évolue à sa manière, offrir la possibilité d’avoir le choix de s’isoler de temps en temps ou de rester dans une petite foule de collègues si on le préfère, c’est permettre de faire évoluer chaque talent de la meilleure façon.
Le télétravail quand on est introverti...
C’est un podcast de Léna Situations qui m’a permis de réaliser que j’étais introvertie. J’étais certaine à 100% d’être extravertie (bah oui j’aime la couleur, je suis bruyante et pas tellement timide...). En fait, je n’avais pas vraiment la bonne définition.
Pour faire une définition rapide et simple, une personne introvertie videra ses batteries quand elle est entourée de monde et se retrouver seule va lui permettre de tout recharger (ça ne l’empêche pas d’aimer les gens, on a dit introvertie, pas aigrie hein) ! Au contraire, une personne extravertie sera rassurée par le fait de voir du monde, c’est à ce moment-là que ses batteries vont se recharger.
Personnellement si je passe plusieurs jours avec du monde, j’ai un besoin immense de me retrouver seule et au calme. Sans ça, j’ai beaucoup de mal à développer ma créativité, trouver de bonnes idées et être productive.
Aujourd’hui, j’ai la chance d'être dans une entreprise qui m’offre la possibilité d’effectuer deux jours de télétravail par semaine. En tant que rédactrice web, j’organise ma semaine en fonction de mon télétravail : les jours dans l’open space sont dédiés aux tâches qui demandent un peu moins de créativité, l'écriture de textes plus courts, la gestion de base de données et les jours de télétravail sont réservés au SEO et à la rédaction de contenus plus longs et élaborés dans le calme.
L’idée, c'est de trouver un bon équilibre, d’être évidemment sérieux et organisé
Le télétravail : Un critère de confiance !
Au moment où je cherchais un emploi, j’ai eu un entretien qui m’a profondément marqué. Lorsque j’ai posé la question sur les politiques de télétravail, la personne m’a répondu « il n’y a pas de télétravail dans notre entreprise et il n’y en aura jamais ici ». Le poste en question était exclusivement dédié au web… Il n’y avait en aucun cas une nécessité absolue à se déplacer tous les jours dans les locaux. J’ai donc été surprise de cette réponse, je ne sais pas si je faisais fausse route, mais le ton employé raisonnait comme un manque de confiance envers les salariés.
Encore une fois, il y a forcément des personnes pour qui le télétravail n’est pas la solution et quand il y a le choix, celles-ci pourront prendre la décision de ne pas en faire. En ce qui concerne l'argument selon lequel les gens ne travaillent pas chez eux, je suis convaincue qu'une personne qui ne veut pas travailler, ne travaille ni chez elle, ni dans les locaux de l'entreprise.
Et vous, vous êtes plutôt télétravail, open space ? Ou un doux mélange des deux ?



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