Le BAFA, ma première expérience dans la com
- Carla T

- 28 janv. 2021
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 5 févr. 2021
Quand on parle de notre parcours sur notre CV, on doit mettre en avant les expériences qui correspondent à l’emploi qui nous intéresse et ensuite parler des expériences passées qui ne sont pas en lien avec l’emploi. C’est une règle que j’applique à la lettre, je place dans « Expérience en communication » tous mes stages en entreprises ainsi que mon alternance et dans « Autres expériences » j’ajoute mes emplois d’été.
Le truc c’est qu’à chaque fois que je relis mon CV, quelque chose m’embête… j’ai travaillé plusieurs étés en tant qu’animatrice en centre de loisirs et croyez-le ou non, j’y ai vécu mes premières expériences dans la communication.

J’ai passé ma formation théorique du BAFA (Brevet d'Aptitude aux Fonctions d'Animateur) pendant les vacances de BTS communication, c’est à ce moment là que j’ai découvert des similitudes aux deux métiers. Les cours de projet communication étaient encore tout frais dans ma tête et voilà qu’un formateur nous parle de « Projet d’activités».
Le projet d’animation c’est ce que les animateurs vont mettre en place pour proposer des activités adéquates aux âges des enfants/adolescents. Dans ce document on retrouve, un contexte, des objectifs à atteindre, un calendrier, une tranche d’âge, un rappel des moyens utilisés, un budget et des critères d’évaluation.
Le projet de communication c’est ce que les communicants vont mettre en place pour répondre aux besoins de communication d’une entreprise. On retrouve, l’analyse de la situation, une problématique, des objectifs de communication, des cibles, une stratégie des moyens, un planning, un budget, et des KPI (Les indicateurs de performances).
> Que ce soit pour le projet d’activités ou pour le projet de communication, il va falloir s’adapter, analyser et faire preuve de créativité pour susciter l’intérêt du « public » concerné par l'activité en animation et par la « publicité » en communication.
Je dis public mais ce n’est pas vraiment le bon terme.
En animation on parle de tranches d’âges, on retrouve les 4/5ans, les 6/8 ans, les 9/11 ans et les 12/14 ans. Chacune de ces tranches d’âges ont des besoins physiques, affectifs et psychologiques bien différents, c’est pourquoi les animateurs devront proposer les bonnes activités en s’adaptant à la tranche d’âges qui leur est destinée. J’ai principalement travaillé avec les 4/5 ans, ça demande beaucoup d'énergie car ils ont besoin de plus d’assistance. Quand on cherche des activités pour les bouts de choux de cet âge, il est primordial de garder en tête que leur temps d’attention dans une activité est très court, il faut être ingénieux afin de captiver leur attention et susciter leur intérêt pour les faire participer.
Eh oui, un peu le même dilemme auquel doivent faire face les communicants aujourd’hui !
En communication on va parler de cible, celle-ci va être un peu plus complexe car elle ne va pas se baser seulement sur l’âge, mais sur une multitude d’autres critères comme le sexe, la catégorie socio-professionnelle, les préférences, les engagements etc. Ici aussi le communicant va adapter sa publicité à sa cible afin de captiver son attention, susciter son intérêt et déclencher l’achat.
> Pour mener à bien leurs projets respectifs et atteindre leurs objectifs, l'animateur et le communicant détiennent des qualités communes ! Ils sont évidemment dynamiques et créatifs… Je sais que là vous vous dites « oh ça va, on entend toujours ces deux qualités ». Il est primordial aussi pour eux de savoir travailler en équipe, d’échanger, d’être à l’écoute, d’être polyvalent, de s’adapter et de rester curieux sur le monde qui les entoure.
Pour finir, je parlerais de la vision des gens vis à vis de ces deux métiers. Les métiers d’animation comme les métiers de la communication laisse penser qu’on s’amuse, que l’on ne travaille pas vraiment.
> Mais non les animateurs ne s’amusent pas toute la journée à la balle au prisonnier, ils s’occupent, divertissent, éduquent et participent au développement des enfants, ce qui demande énormément d’énergie et de patience. Non les communicants ne passent pas leur journée sur twitter, ils travaillent et participent de près ou de loin au bon fonctionnement d’une entreprise.
Que ce soit dans les baskets de l’animatrice ou dans celles de la communicante, c’est toujours un plaisir pour moi de me lever le matin et j’y prend le même plaisir. Mon expérience d’animatrice m’a apporté des compétences qui m’ont été très utiles lors de mes premiers stages, j’y ai développé mon sens de l’organisation, ma créativité, ma réflexion mais surtout mon sens des responsabilités.
Pour moi c’est certain, l’animation a été ma première expérience dans la com !
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